Site officiel de la ville de Seclin


Accueil du site > Actualités Seclinoises > Deux sénateurs au chevet de l’hôpital

Deux sénateurs au chevet de l’hôpital


Deux sénateurs du Nord, Eric Bocquet et Michelle Gréaume, ont visité les Urgences seclinoises du Groupe Hospitalier Seclin Carvin (GHSC), ce lundi 11 mars, à l’invitation de Bernard Debreu, maire de Seclin et président du Conseil de Surveillance du GHSC. Les sénateurs ont longuement rencontré la directrice, Sophie Delmotte, et une forte délégation de médecins, sans oublier de prendre l’avis des organisations syndicales de l’hôpital. Une étape de terrain importante pour ces deux parlementaires, qui vont être amenés dans les semaines qui viennent à défendre bec et ongle une « santé publique de proximité et de qualité, accessible à tous. » Cette visite sénatoriale du GHSC intervient alors qu’une nouvelle loi concernant directement les hôpitaux publics, « Ma Santé 2022 », va être discutée à l’Assemblée Nationale à partir de ce lundi 18 mars, pour un vote des parlementaires prévu avant l’été 2019. Or ce projet de loi porte de nombreuses menaces au regard des personnels soignants de l’hôpital public, déjà bien malmené(s) en France par les gouvernements successifs depuis plus de 10 ans. Il est question, en effet, de transformer 600 hôpitaux publics du pays en « hôpitaux de proximité », c’est-à-dire des sortes de Maisons de santé et de retraite sans maternité, sans chirurgie, sans urgences, sans bloc opératoire ! Une menace qui fait bondir de concert les médecins, les parlementaires communistes en visite à l’hôpital de Seclin, et le maire, qui rappelle que « lors du grand débat seclinois du 5 mars, le thème saillant qui est revenu toute la soirée concerne justement l’accès aux soins de qualité et de proximité de l’hôpital public ». Il faut dire qu’aujourd’hui, « le Groupe Hospitalier Seclin Carvin est un équipement de santé public polyvalent, complet, et innovant », a souligné par exemple le docteur Elisa Lafitte, présidente de la Commission Médicale d’Etablissement. Le GHSC « a un bassin d’attractivité de 300.000 habitants, compte 1.300 emplois, réalise 23.000 hospitalisations par an, 7.600 opérations, 1.922 naissances à la maternité, 51.000 passages aux Urgences, 130.000 consultations externes… »

Tous les médecins et les deux parlementaires étaient unanimes : « Ma Santé 2022 veut créer encore plus de déserts médicaux, et éloigner encore plus les citoyens de la santé ! » Un projet inacceptable que combattront les deux sénateurs dès la semaine prochaine au plus haut niveau de l’Etat.